L’enquête, menée par l’Office français de la biodiversité, a mis en évidence l’abattage illégal d’un chevreau de chamois femelle à l’automne 2023, lors d’une battue pourtant formellement interdite.
Un élu local impliqué
Parmi les condamnés figure le président de la société de chasse locale, également adjoint au maire. Les agents ont également observé en 2024 une nouvelle battue illégale, impliquant un nombre excessif de chasseurs et l’utilisation d’un chien, pratique prohibée. Ces éléments ont conduit la justice à retenir le caractère organisé et répété des infractions.
Des peines jugées trop légères
Les peines prononcées comprennent des amendes de 300 à 500 euros, des suspensions du permis de chasser pouvant aller jusqu’à un an et la confiscation de l’arme utilisée. Les prévenus devront aussi indemniser plusieurs associations, dont One Voice et l’Association Stéphane Lamart, au titre du préjudice écologique. Si ces organisations saluent la reconnaissance de la responsabilité pénale, elles estiment les sanctions insuffisantes et appellent à un durcissement de la répression du braconnage.