Un écart important qui rebat les cartes dans une ville longtemps considérée comme le fief politique de Christian Estrosi. Depuis près de deux décennies, l’ancien ministre incarnait la droite niçoise et dominait la vie politique locale. Mais cette fois, le paysage semble avoir basculé. Éric Ciotti, porté par une union des droites plus dures, parvient selon ces estimations à capter une large partie de l’électorat conservateur et sécuritaire qui constitue le cœur sociologique de la ville.
Avec 43,5 %, le député s’impose comme le grand favori du premier tour et crée une dynamique dans la perspective du second. Sa campagne, axée sur les questions d’autorité, de sécurité et sur une critique de la gestion municipale sortante, semble avoir trouvé un écho auprès d’une partie importante des électeurs niçois.
Christian Estrosi, lui, se retrouve pour la première fois sérieusement bousculé dans sa ville. Avec 30,7 %, il conserve une base solide mais accuse un retard significatif. Dans son entourage, on insiste néanmoins sur le fait que le second tour reste ouvert, en espérant un rassemblement des électeurs modérés et centristes pour inverser la tendance.
À gauche, la dispersion a pesé lourd. La liste menée par Juliette Chesnel-Le Roux recueille 12,1 %, tandis que la candidate soutenue par La France insoumise, Mireille Damiano, atteint 9,1 %. Ensemble, ces forces dépassent les 20 %, mais leur division limite leur capacité à peser immédiatement sur l’issue du scrutin.
Derrière, les autres listes restent marginales : Céline Forjonnel (divers) obtient 2,1 %, Cédric Vella pour Reconquête 1,8 %, et Estelle Jaquet pour l’extrême gauche 0,7 %.
À ce stade, il ne s’agit toutefois que d’estimations. Les chiffres pourraient encore évoluer au fil de la soirée à mesure que les remontées de bureaux de vote se précisent.