La mobilisation débute dès ce jeudi au tribunal de Grasse. Les avocats s’opposent au projet de loi sur la justice criminelle, issu du plan SURE. Ils dénoncent notamment la création d’une procédure proche d’un « plaider-coupable » pour les crimes, qui remettrait en cause le procès d’assises et le rôle du jury populaire.
Selon le barreau, cette réforme vise avant tout à désengorger les tribunaux au détriment de la qualité de la justice. Les avocats craignent une réduction du débat judiciaire, tant sur les faits que sur la personnalité des accusés, et dénoncent une logique de gestion des flux incompatible avec les enjeux des affaires criminelles.
Un calendrier d’actions est prévu jusqu’au 13 avril, avec une montée en puissance du mouvement. La mobilisation culminera avec une journée « Justice morte », marquée par l’arrêt quasi total de l’activité judiciaire. Les avocats réclament désormais un dialogue avec le gouvernement pour défendre une justice qu’ils veulent plus humaine et respectueuse des droits fondamentaux.