Après Éric Ciotti, Christian Estrosi engage à son tour une procédure judiciaire contre Boro700.
L’ancien maire de Nice a indiqué avoir déposé plainte et effectué un signalement auprès du ministre de l’Intérieur après la diffusion du morceau MRH, dont le titre renvoie à Mohammed Merah.
Christian Estrosi réclame également que la chanson soit retirée des plateformes de streaming et que sa diffusion soit interdite.
Le titre, qui a dépassé le million d’écoutes sur Spotify, enchaîne les références à plusieurs auteurs d’attentats ayant frappé la France.
Boro700 y cite notamment Mohammed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban en 2012, ainsi que Salah Abdeslam, condamné pour sa participation aux attentats du 13-Novembre. Adolf Hitler est également mentionné.
Le rappeur fait par ailleurs directement référence au Bataclan et aux attaques contre les terrasses parisiennes, dans des paroles particulièrement violentes.
Les compagnes d’Estrosi et Ciotti prises pour cible
Le morceau contient aussi une attaque sexuelle explicite contre les compagnes de Christian Estrosi et d’Éric Ciotti.
C’est précisément cet aspect qu’Éric Ciotti avait dénoncé en annonçant quelques jours plus tôt avoir saisi le procureur de la République et écrit au ministre de l’Intérieur.
Le patron de l'UDR estimait que les paroles traduisaient une volonté "d’intimider les responsables publics jusque dans leur sphère la plus privée", au-delà même des références au terrorisme.