Incendie mortel des Moulins à Nice : un homme soupçonné d’avoir monté le commando en garde à vue

Incendie mortel des Moulins à Nice : un homme soupçonné d’avoir monté le commando en garde à vue

Près de deux ans après l’incendie criminel qui avait coûté la vie à sept personnes dans le quartier des Moulins à Nice, les enquêteurs remontent encore la chaîne des responsabilités. Un homme de 26 ans, soupçonné d’avoir organisé l’équipe chargée de passer à l’acte, est actuellement placé en garde à vue.

Qui a recruté et dirigé les hommes venus incendier l’immeuble de la rue de la Santoline ? C’est désormais sur ce maillon que les enquêteurs semblent avoir progressé.

Selon RMC, un homme de 26 ans est entendu depuis ce mercredi dans le cadre de l’enquête sur le drame survenu dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024.

Il est soupçonné d’avoir constitué ou organisé le commando qui avait pénétré dans l’immeuble quelques minutes avant le départ des flammes. Il aurait lui-même agi pour le compte d’un commanditaire déjà identifié dans le dossier.

Les enquêteurs seraient parvenus à remonter jusqu’à lui notamment grâce à l’exploitation des réseaux sociaux.

Déjà détenu à Nancy

Le suspect n’a pas été interpellé en liberté : il se trouvait déjà incarcéré à Nancy.

Toujours selon RMC, son nom est connu des services de police dans plusieurs dossiers lourds, concernant notamment des faits de meurtre en bande organisée, d’association de malfaiteurs, d’enlèvement et de séquestration ou encore de trafic de stupéfiants.

Sa garde à vue doit maintenant permettre de préciser son rôle exact dans la préparation de l’incendie niçois.

Trois hommes filmés avant le départ des flammes

Cette nuit-là, plusieurs départs de feu avaient été provoqués dans les parties basses de l’immeuble avant que les flammes ne gagnent rapidement les étages.

Sept personnes avaient perdu la vie, dont quatre mineurs.

Les images de vidéosurveillance avaient rapidement orienté l’enquête vers un acte volontaire : trois individus avaient été filmés pénétrant dans le bâtiment peu avant l’incendie.

La piste privilégiée est celle d’une opération criminelle liée au trafic de stupéfiants et à un règlement de comptes qui n’aurait pas directement visé la famille décimée.

Plusieurs personnes ont depuis été interpellées et mises en examen. L’homme présenté comme le commanditaire avait quant à lui été arrêté en Guinée-Bissau avant d’être remis en liberté malgré une notice rouge d’Interpol.

Deux ans après le drame, les enquêteurs tentent donc toujours de reconstituer précisément la chaîne ayant conduit de la commande présumée au passage à l’acte.

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