Ils estiment qu’une centaine de policiers supplémentaires est nécessaire pour compenser les départs et maintenir les capacités de sécurité dans le département.
Près de 2 340 policiers actuellement dans les Alpes-Maritimes
À l’initiative du député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes Cyril Tribuiani, une trentaine d’élus de différentes sensibilités politiques ont cosigné, mardi 18 août, une lettre adressée au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Dans ce courrier, ils demandent l’affectation d’au moins 100 policiers nationaux supplémentaires dans le département lors de la prochaine vague d’affectations de fin d’année.
Les signataires indiquent que près de 2 340 policiers nationaux sont actuellement affectés dans les Alpes-Maritimes. Selon eux, une centaine d’agents supplémentaires serait nécessaire pour compenser les départs, maintenir les services à flot et assurer la continuité des missions de sécurité.
Un renfort jugé indispensable pour les services de sécurité
Les élus estiment que ces 100 policiers représenteraient moins de 5 % des effectifs actuellement présents dans le département. Ils présentent néanmoins ce renfort comme un minimum indispensable pour préserver les capacités opérationnelles de la Police nationale.
Dans leur lettre, ils mettent également en avant les conditions de travail des agents. L’objectif affiché est de permettre aux policiers de répondre aux besoins du territoire tout en réduisant la pression exercée sur les effectifs actuellement en poste.
Les élus alertent notamment sur les conséquences d’un manque d’agents, qui pourrait fragiliser davantage les services de sécurité et, selon eux, faire peser un risque supplémentaire sur la sécurité des habitants.
Des arbitrages attendus dès octobre
Le calendrier est également au cœur de la demande. Les élus souhaitent que les arbitrages concernant les recrutements et les affectations interviennent dès le mois d’octobre.
Ils espèrent ainsi que les nouveaux policiers puissent rejoindre effectivement le terrain en décembre. Un retard dans les décisions pourrait, selon les signataires, aggraver les difficultés rencontrées par les services de police et les conditions de travail des agents.
Ils demandent donc à Laurent Nuñez de prendre en compte leur requête lors de la prochaine vague d’affectations.
Une mobilisation au-delà des clivages politiques
La démarche rassemble des députés, un sénateur, des maires ainsi que des élus régionaux, départementaux et métropolitains issus de plusieurs sensibilités politiques.
Parmi les signataires figurent notamment Éric Ciotti, maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, les députés Bernard Chaix, Christelle d’Intorni, Éric Pauget, Lionel Tivoli et Gabriel Tomatis, ainsi que le sénateur Henri Leroy.
Plusieurs maires du département ont également signé la lettre, dont Alexandra Masson, Bryan Masson, Joseph Segura, Cyril Piazza, Jean-Claude Niel et Anaïs Tosel.
Les élus affirment avoir voulu dépasser les « clivages » et les « appartenances politiques » pour défendre collectivement les moyens consacrés à la sécurité dans les Alpes-Maritimes.