Le projet de levée hebdomadaire du drapeau tricolore dans les écoles niçoises fait réagir l’opposition municipale.
Dans un communiqué diffusé samedi 29 août, le groupe Tous pour Nice, Union de la droite et du centre, présidé par Philippe Pradal, affirme soutenir "sans réserve" la présence du drapeau et l’apprentissage de la citoyenneté dans les établissements scolaires.
Mais les élus contestent la méthode choisie par le maire UDR Éric Ciotti pour mettre en place ce nouveau rituel.
"Les symboles républicains ne doivent pas faire l’objet d’une instrumentalisation médiatique"
L’opposition estime d’abord que la transmission des valeurs républicaines "ne peut être réduite à une simple opération d’affichage". Elle défend le travail déjà mené dans les écoles par les enseignants et les personnels municipaux et considère qu’il faudrait agir "main dans la main avec cette communauté éducative", plutôt que d’imposer "dans l’urgence des directives venues d’en haut".
Le groupe critique notamment la volonté d’installer rapidement des mâts et un protocole cérémoniel hebdomadaire dans les 149 écoles publiques de Nice.
"Le respect dû à l’emblème national impose une gravité et une solennité indispensables", affirme-t-il, estimant que cette généralisation pourrait entraîner "une désorganisation et une banalisation d’un symbole qui mérite toute notre considération". Et de prévenir : "Les symboles républicains ne doivent pas faire l’objet d’une instrumentalisation médiatique."
Philippe Pradal attaque aussi sur les fournitures scolaires
Tous pour Nice profite également de cette annonce pour mettre en cause plus largement la politique éducative de la nouvelle municipalité.
Le groupe affirme que celle-ci a supprimé la gratuité des kits de fournitures scolaires et estime que ce choix ne saurait être compensé par une mesure autour du drapeau. "L’école ne peut pas être une politique de symboles d’un côté et de désengagement concret de l’autre", attaque Philippe Pradal.
L’opposition annonce enfin qu’elle surveillera les crédits consacrés à ce projet. Elle demande qu’ils ne se fassent pas au détriment des budgets consacrés à la rénovation des écoles, à la cantine ou encore aux activités périscolaires.