Les trois majeurs présentés à la justice niçoise depuis le début du mouvement lycéen, lundi 28 septembre, sont repartis libres. Interpellés le 1er octobre, ils ont comparu le lendemain devant le tribunal correctionnel pour des faits impliquant un couteau suisse ou des engins pyrotechniques.
Un jeune déscolarisé et sans activité a été condamné à 105 heures de travail d’intérêt général après son arrestation, dans la matinée, près du lycée Calmette. Selon les éléments présentés à l’audience, il tenait un pétard d’une vingtaine de centimètres, qu’il aurait caché dans sa poche à l’arrivée des policiers, avant de résister à son interpellation. Il a reconnu vouloir participer au blocus pour se divertir et attirer l’attention, sans revendication particulière.
Une peine de 70 heures de travail d’intérêt général a été prononcée contre un autre jeune, arrêté par la BAC dans l’après-midi avenue François-Mitterrand. Initialement poursuivi pour sa participation à un attroupement devant le lycée Apollinaire, où il n’est pas scolarisé, et pour la possession d’un couteau suisse, il a finalement été condamné pour le seul port d’une arme de catégorie D.
Il contestait avoir rejoint le rassemblement, affirmant attendre le tramway pour retrouver des amis avant un entretien d’embauche. Il expliquait garder ce couteau sur lui depuis son ancienne activité dans l’électricité. Son avocate a dénoncé une arrestation arbitraire. Déscolarisé et sans emploi, il possède un casier vierge, mais est connu de la justice pour des infractions liées aux stupéfiants.
Les deux condamnés devront accomplir ces heures dans les 18 mois, sous peine de six mois d’emprisonnement.
Le troisième prévenu, étudiant en première année de communication à la faculté de lettres et titulaire d’un baccalauréat général, a demandé un délai pour préparer sa défense. Sans antécédent au casier, il est poursuivi pour des violences sans ITT sur des policiers, un attroupement et le port d’un mortier près du lycée Calmette.
Son avocate souhaite obtenir une requalification en simple port d’arme, soulignant qu’aucun policier n’a déposé plainte pour violences et que le tir était orienté vers le haut. Son procès est fixé au 13 novembre 2026. Dans l’attente, il lui est notamment interdit de se rendre aux abords des lycées.