Selon le syndicat, plusieurs policiers municipaux auraient été mobilisés lors des rassemblements lycéens dans des conditions dépassant leurs compétences réglementaires. Son président, Cédric Michel, estime que ces interventions ne respecteraient pas le cadre légal.
En effet, si les policiers municipaux peuvent assurer la sécurité des personnes et des biens, surveiller les espaces publics ou réguler la circulation, ils ne sont pas autorisés à participer aux opérations de maintien ou de rétablissement de l'ordre, réservées aux forces de sécurité nationales.
Selon Nice-Matin, la municipalité niçoise réfute cette interprétation. Françoise Souliman, première adjointe chargée de la sécurité, assure que les agents municipaux sont intervenus uniquement pour protéger les personnes, les biens et assurer la circulation, en coordination avec la police nationale.
Ces dernières semaines, plusieurs incidents ont été recensés aux abords des lycées des Alpes-Maritimes, notamment à Nice, où des policiers municipaux ont été mobilisés lors des tensions.
Le SDPM réclame désormais une clarification des missions confiées aux agents. Il demande soit une évolution de la réglementation, accompagnée de formations et d'équipements adaptés, soit l'arrêt de leur mobilisation dans des opérations relevant du maintien de l'ordre.
À ce stade, le syndicat évoque des recours possibles, sans qu'un dépôt de plainte ou une procédure judiciaire ait été confirmé.