Le drame remonte au 6 septembre 2017. Diego Vivancos, 17 ans, participe à un entraînement cycliste sur la route de la Grave, à Blausasc, dans les Alpes-Maritimes. Lors d'une descente, l'adolescent chute sur la chaussée avant d'être percuté par un camion-benne de 32 tonnes, dont le conducteur ne parvient pas à l'éviter.
Ce vendredi 23 octobre 2026, trois prévenus doivent répondre d'homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de Nice : le maire de Blausasc, Michel Lottier, l'entraîneur présent lors de l'accident et le pôle espoirs Cyclisme Nice Côte d'Azur, rattaché à l'établissement Don Bosco.
Les circonstances de l'accident au cœur du procès
Neuf ans après les faits, plusieurs questions demeurent pour la famille de Diego. Sa mère, Sophie, s'interroge notamment sur la présence de gravillons qui auraient pu favoriser la chute, mais aussi sur les conditions de circulation du poids lourd.
Selon elle, la route empruntée par les cyclistes était interdite aux camions. Les conditions d'encadrement de l'entraînement et les mesures de sécurité prises ce jour-là figurent également parmi les interrogations soulevées par les proches.
La procédure judiciaire a été particulièrement longue. D'après Nice-Matin, le parquet a requis à deux reprises un non-lieu, avant que l'affaire soit finalement renvoyée devant le tribunal correctionnel.
Pour les parents, cette audience doit permettre d'examiner les responsabilités éventuelles dans la mort de leur fils, sans préjuger de la décision des juges.
La défense conteste toute responsabilité pénale
Les avocats de la défense contestent l'existence de fautes pénales imputables à leurs clients.
Me Mathurin Lauze, avocat du pôle espoirs, estime que la structure n'a commis aucune négligence ou imprudence susceptible d'engager sa responsabilité pénale. Il entend demander sa relaxe.
De son côté, Me Éric Borghini, avocat de l'entraîneur poursuivi, conteste également la responsabilité pénale de son clientet annonce qu'il plaidera la relaxe.
Le procès devra donc déterminer si des manquements pénalement répréhensibles ont contribué à l'accident. Les trois prévenus bénéficient de la présomption d'innocence.
Pour les parents de Diego, cette audience représente aussi l'espoir d'obtenir des réponses après neuf années de procédure. Ils souhaitent que le drame de leur fils contribue à renforcer la vigilance autour de la sécurité des jeunes sportifs lors des entraînements.