Plus que les trois points, c'est l'état d'esprit de son équipe qui a marqué Olivier Pantaloni. Au lendemain du succès arraché sur la pelouse du Stade Brestois, l'entraîneur de l'OGC Nice voit dans cette rencontre un signe encourageant pour la suite de la saison.
"On sent véritablement aujourd'hui, et ce soir encore plus, qu'un groupe est en train de naître et qu'il peut réaliser de très belles choses cette saison", a-t-il déclaré en conférence de presse.
Une satisfaction née d'un scénario particulièrement mouvementé. Menés dès la 15e minute après une erreur de Yéhvann Diouf exploitée par Ludovic Ajorque, les Niçois ont renversé la rencontre grâce à Elye Wahi (61e) et Sofiane Diop (83e), avant que leur gardien ne repousse un penalty de Kenny Lala dans le temps additionnel.
La solidarité autour de Diouf, symbole du collectif
Pour Olivier Pantaloni, la réaction de ses joueurs envers leur gardien illustre cette nouvelle cohésion. Immédiatement après son erreur, ses coéquipiers sont venus le soutenir plutôt que de l'accabler.
L'entraîneur a même reconnu avoir envisagé de remplacer Diouf après l'ouverture du score, avant de suivre l'avis de son entraîneur des gardiens et de le maintenir sur le terrain.
À la pause, le discours du staff a notamment insisté sur la nécessité de faire bloc autour du portier et d'aller chercher la victoire pour effacer son erreur.
Des progrès, mais encore du travail
Pantaloni ne masque toutefois pas les imperfections de son équipe. Il a pointé les nombreuses pertes de balle et le déchet technique de la première période, avant de saluer une deuxième mi-temps plus juste et plus dynamique.
Le repositionnement de Gauthier Hein et Mohammed Amoura a notamment permis aux Aiglons de mieux construire leurs offensives après la pause.
Pour le technicien, ce succès ne signifie pas que tout est réglé. Mais après la défaite concédée à Lyon une semaine plus tôt (2-1), la capacité de Nice à réagir dans l'adversité constitue un signal positif.