La rentrée scolaire a viré au cauchemar pour deux membres du personnel de l'école maternelle Clément-Roassal, située dans le centre de Nice.
Ce lundi matin, vers 8h40, une mère de famille née en 1990 s'est présentée dans l'établissement du 32 rue Clément-Roassal. Ses deux enfants y sont scolarisés.
Elle souhaitait rencontrer la directrice au sujet d'un différend concernant l'une de ses filles. Accompagnée jusqu'au bureau par la gardienne, la femme aurait alors sorti une arme de poing.
Deux tirs simulés et un couteau sous la gorge
Selon les informations de Nice-Matin, la suspecte aurait procédé à deux reprises à une manipulation de l'arme suivie d'une percussion à vide, en visant le crâne de l'une des victimes.
Elle aurait ensuite placé un couteau sous la gorge de la directrice, exigeant la présence de l'institutrice concernée par le différend.
Lorsque cette dernière est arrivée, la mère de famille aurait de nouveau manipulé son arme avant de la pointer dans sa direction.
À ce stade, les enquêteurs ignorent si l'arme de poing utilisée était véritable ou factice.
"Une arme à feu a été utilisée. Je ne sais pas si c'est une arme factice ou réelle. Un couteau a également été utilisé", a déclaré le maire de Nice, Éric Ciotti, venu sur place.
Les deux femmes auraient également reçu des coups. L'enseignante aurait notamment été giflée à plusieurs reprises, tandis que la directrice souffrirait d'une importante douleur à la mâchoire.
La suspecte aurait évoqué une affaire d'agression sexuelle, sans que l'équipe éducative ait connaissance des faits allégués. L'existence d'une éventuelle plainte à ce sujet n'est pas établie.
La suspecte retrouvée avec ses deux enfants
La mère de famille aurait quitté l'école peu avant 10h.
Alertés, les policiers municipaux ont utilisé les images de vidéoprotection pour retrouver sa trace rue Trachel, à proximité de l'établissement.
La femme a été localisée avec ses deux enfants, après avoir apparemment changé de vêtements. Aucune arme n'a été découverte sur elle lors de la palpation de sécurité.
Interpellée par la police nationale, elle a été placée en garde à vue à la caserne Auvare. La suspecte se trouve en situation irrégulière sur le territoire français et fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Aucun élève n'a assisté à l'agression
Les deux victimes se sont également rendues à la caserne Auvare pour déposer plainte.
"Elles sont terriblement choquées", a indiqué Éric Ciotti, qui a apporté son soutien aux personnels de l'établissement.
Le maire a toutefois tenu à rassurer les familles : "Aucun élève n'a assisté à ces scènes, aucun élève n'a été concerné."
Les cours n'ont pas été interrompus, l'incident s'étant déroulé dans le bureau de la directrice.
Le recteur et l'inspecteur d'académie se sont déplacés sur place. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes des faits, notamment la nature de l'arme utilisée.
Le procureur de la République a évoqué un "incident grave", dans l'attente de nouveaux éléments.