À moins d’un mois des élections municipales, une étude réalisée par Cluster 17 pour Politico rebat les cartes à Nice.
Testé pour la première fois dans cette configuration, le scrutin place Éric Ciotti, chef de file de l’UDR alliée au RN, nettement en tête avec 41% des intentions de vote.
Face à lui, le maire sortant Christian Estrosi, aujourd’hui membre d’Horizons, recueillerait 31%. Un écart significatif pour celui qui dirige la ville depuis près de deux décennies et vise un quatrième mandat. Lors des précédents scrutins municipaux, il avait pourtant largement dominé le premier tour.
L’entourage de Christian Estrosi conteste vivement le sondage donnant Éric Ciotti en tête. Il met en cause la méthodologie de Cluster 17, ses enquêtes en ligne jugées fragiles et des précédents écarts lors de la présidentielle 2022 face à Jean-Luc Mélenchon. Le contenu du questionnaire, centré sur des thèmes nationaux clivants, est aussi dénoncé comme éloigné des enjeux municipaux. Il ajoute aussi que ces témoignages proviennent aussi de gens “qui ne sont pas électeurs à Nice”, et que les sujets évoqués “ne relèvent en rien des compétences d’une municipalité”.
L’alliance d’Éric Ciotti avec le RN renforce sa dynamique et attire une partie de l’électorat conservateur d’Estrosi. À gauche, la division entre les listes Chesnel-Le Roux (12%) et Damiano (10%) fragilise leurs chances pour le second tour. Les réserves de voix sont faibles : Ciotti peut espérer récupérer une part des 4% de Cédric Vella, tandis qu’Estrosi dispose de marges plus limitées.
Dans l’hypothèse d’un face-à-face final entre les deux hommes, le rapport de force resterait extrêmement serré mais favorable à Éric Ciotti, donné gagnant d’une courte tête, 51% contre 49%.