L’avenir des Jeux d’hiver 2030 à Nice se joue en partie ce lundi. Une réunion décisive doit réunir l’État, le COJOP et les Régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes pour statuer sur le très sensible dossier du pôle glace.
Un projet initialement promis à Nice… mais aujourd’hui fragilisé.
Depuis l’élection d’Eric Ciotti, les tensions se sont accentuées avec le président de la Région Sud Renaud Muselier. Le maire niçois a dénoncé "l’amateurisme et la politisation" du dossier, tandis que la Région évoque désormais ouvertement des blocages susceptibles de remettre en cause la candidature locale.
"Une décision doit être prise", a prévenu Renaud Muselier, laissant planer la possibilité d’un abandon pur et simple du projet niçois.
Dans ce contexte, une alternative prend de l’ampleur : Lyon. La métropole met en avant ses infrastructures existantes, capables d’accueillir les épreuves de glace, avec plusieurs patinoires et grandes salles adaptées.
Mais ce scénario est loin de faire l’unanimité. Au-delà de la question logistique, c’est aussi un enjeu économique majeur. Le choix de Lyon modifierait l’équilibre initial entre les deux régions, notamment sur le partage des recettes liées aux épreuves phares comme le hockey ou le patinage artistique.
Pour Nice, l’enjeu est donc double : conserver un rôle central dans l’organisation des Jeux… et éviter un déclassement au profit d’un autre territoire.
La réunion de ce lundi pourrait marquer un tournant. Et déterminer si la capitale azuréenne reste un pilier des JO 2030… ou en devient l’un des grands perdants.