Selon Nice-Matin, Christian Estrosi et l'ancien 1er adjoint à la mairie Anthony Borré ont récemment été auditionnés par les enquêteurs dans le cadre de l’affaire dite de la “tête de porc”, en qualité de simples témoins.
L’affaire remonte au 27 février, lorsque le couple Estrosi découvre, à son domicile, une tête de porc sectionnée accrochée à leur portail, accompagnée d’un visuel représentant l’élu avec une étoile de David et une insulte. Une plainte est déposée dès le lendemain, et les deux époux se constituent partie civile.
Les enquêteurs, ont mis au jour un groupe structuré ayant infiltré la campagne municipale, entraînant plusieurs mises en examen, tandis que l’enquête s’est poursuivie discrètement après la période politique.
L’enquête implique un cyberactiviste tunisien, ancien opposant à Ben Ali, un autre Tunisien et deux suspects en fuite en situation irrégulière.
Un entrepreneur marseillais proche du couple Estrosi, mis en examen, est soupçonné d’avoir joué un rôle d’intermédiaire mais conteste les faits et reste sous bracelet électronique.
Un ex-agent de la Direction de la Surveillance du Territoire, Jean Lucat, est considéré comme central, tandis que le cyberactiviste détenu pourrait être prochainement libéré sous contrôle judiciaire à la demande de son avocat.