Véhicules de fonction, frais de réception, honoraires d’avocats ou bureau parisien : Éric Ciotti promet de réduire les dépenses pour financer les baisses d’impôts annoncées.
À peine installé à l’Hôtel de Ville, Éric Ciotti dresse un réquisitoire contre la gestion de son prédécesseur Christian Estrosi. Parmi les premières mesures annoncées : la vente de 25 véhicules municipaux et la réduction du parc automobile réservé aux élus et au cabinet. Le nouveau maire pointe également des rémunérations élevées, plusieurs logements de fonction et divers avantages accordés à certains responsables.
Autre cible : les dépenses de représentation. La nouvelle équipe évoque 2,7 millions d’euros consacrés en un an aux petits fours, restaurants et réceptions, dont 220 000 euros pour un dîner organisé lors de l’UNOC en 2025. Les frais forfaitaires du maire et la sécurité personnelle de Christian Estrosi, estimée à 240 000 euros annuels, doivent aussi être supprimés.
Éric Ciotti critique enfin les frais d’avocats pris en charge par la collectivité, chiffrés à 1,7 million d’euros pour 2025, ainsi que plusieurs chantiers accélérés avant les municipales. Dernier symbole visé : le bureau parisien de la métropole, qui coûtait 600 000 euros par an entre loyers et masse salariale. Autant d’économies revendiquées pour redresser les comptes de la ville.