Nice : Sept ans de prison après la mort du pompier Jérémie Boulon sur la Promenade des Anglais 

Nice : Sept ans de prison après la mort du pompier Jérémie Boulon sur la Promenade des Anglais 
Le pompier Niçois avait été mortellement percuté en juin 2024 © RS Pompiers de Nice

Le chauffard responsable de la mort du sapeur-pompier Jérémie Boulon, percuté en juin 2024 sur la Promenade des Anglais à Nice, a été condamné ce lundi à sept ans de prison.

Le jeune conducteur avait consommé du protoxyde d’azote avant le drame.

Le verdict était très attendu par les proches de Jérémie Boulon. Ce sapeur-pompier de 41 ans avait été mortellement percuté dans la nuit du 24 au 25 juin 2024 sur la Promenade des Anglais à Nice. Ce lundi, le tribunal correctionnel a condamné Marvin Rossi, 24 ans, à sept ans d’emprisonnement pour homicide involontaire aggravé. Son permis de conduire a également été annulé avec interdiction de le repasser avant dix ans.

Une collision à plus de 100 km/h

Au moment des faits, le jeune conducteur circulait à 108 km/h au volant d’une Mercedes. Après avoir grillé deux feux rouges, il avait violemment percuté le scooter de Jérémie Boulon. Le choc avait été extrêmement violent : le corps du pompier avait été projeté à plusieurs dizaines de mètres. Malgré l’intervention des secours, le père de famille n’avait pas survécu.

À l’audience, plusieurs passagers présents dans le véhicule ont affirmé que Marvin Rossi avait consommé du protoxyde d’azote juste avant l’accident. L’un d’eux a même expliqué qu’il inhalait encore un ballon au moment de la collision. Le prévenu, lui, assure ne plus avoir aucun souvenir des faits.

L’émotion immense des proches

Durant le procès, les témoignages de la famille ont profondément marqué l’audience. La mère de Jérémie Boulon a décrit “une belle personne avec la main sur le cœur”, tandis que sa compagne a confié vivre “avec un trou dans le cœur” depuis le drame. L’une des filles de la victime a également pris la parole pour dénoncer “un meurtrier” qui l’a privée de son père.

La procureure avait requis huit ans de prison contre le jeune homme, déjà contrôlé positif au cannabis quelques mois après les faits alors qu’il était sous contrôle judiciaire. Le tribunal a finalement prononcé une peine de sept ans de prison, assortie d’un an de sursis probatoire.

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