Le dossier de la future prison de Nice connaît un nouvel épisode.
Reçu mardi 26 mai par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, le maire de Nice Éric Ciotti lui a remis un courrier proposant un site inédit pour accueillir la prochaine maison d’arrêt de la ville. Une initiative destinée à débloquer un projet enlisé depuis plus de vingt ans.
Selon Nice-Matin, la municipalité mise désormais sur une vaste emprise située dans la plaine du Var, entre l’A8 et le boulevard du Mercantour, à proximité de la route de Grenoble.
Pour le maire, cette parcelle d’environ 53 000 m² présenterait les caractéristiques nécessaires pour accueillir un établissement pénitentiaire moderne, suffisamment vaste et bien desservi.
Dans son courrier au garde des Sceaux, Éric Ciotti insiste sur l’urgence du dossier, estimant que l’établissement fonctionne dans des conditions devenues intenables, avec un taux d’occupation avoisinant fréquemment les 200 %.
Le terrain proposé n’est toutefois pas libre de toute occupation. Il accueille actuellement la résidence Nicéa, gérée par Adoma, ancien foyer Sonacotra historiquement destiné aux travailleurs immigrés vieillissants.
L'édile niçois assure toutefois qu’un travail de relogement progressif est déjà engagé, avec plusieurs solutions identifiées dans différents quartiers niçois. La restructuration du site devrait s’étaler jusqu’en 2032.
Reste désormais au ministère de la Justice à étudier la faisabilité technique, foncière et budgétaire de cette nouvelle proposition. Après des années d’impasse, la Ville espère cette fois voir le dossier réellement avancer.