Le dossier de l’incendie de l’entrepôt STEF à Carros entre dans une nouvelle phase.
La préfecture des Alpes-Maritimes annonce ce jeudi que l’évacuation des déchets présents sur le site a démarré depuis plusieurs jours, près de quatre mois après le sinistre survenu le 10 mars dernier.
L’incendie avait entièrement détruit un entrepôt de 7 000 m² exploité par STEF dans la zone industrielle de Carros. Le bâtiment servait au stockage de produits alimentaires frais.
Dès les premières heures suivant le sinistre, les services de l’État avaient procédé à des analyses afin d’évaluer les conséquences sanitaires et environnementales de l’incendie.
La préfecture rappelle qu’"aucun risque chimique et aucune dégradation de la qualité de l’eau n’avaient été détectés au travers des analyses effectuées directement après le sinistre".
Le 12 mars, soit deux jours après l’incendie, le préfet des Alpes-Maritimes avait ordonné à l’entreprise la mise en sécurité du site, la gestion des eaux d’extinction, l’évacuation des déchets dans des filières agréées ainsi que la réalisation d’une étude d’impact environnemental et sanitaire.
Les procédures liées aux assurances ayant pris plusieurs mois, un nouvel arrêté préfectoral a été pris le 12 juin afin d’imposer à nouveau l’évacuation des déchets.
Des odeurs encore possibles
La préfecture prévient que des nuisances olfactives peuvent être ressenties pendant les opérations de tri, de chargement et d’évacuation. "Bien que ces nuisances olfactives puissent occasionner une gêne pour les riverains, elles sont inhérentes à ce type d’opération et resteront limitées à la durée des travaux", indique l’État.
Les autorités précisent avoir demandé à l’exploitant de mettre en œuvre "toutes les mesures nécessaires pour atténuer au maximum les nuisances".
Pour la préfecture, cette opération constitue "une étape essentielle" afin de mettre fin aux odeurs persistantes et de sécuriser définitivement le site.
Les services de l’État assurent qu’ils continueront à suivre le respect des obligations imposées à l’entreprise afin de permettre "un retour à une situation normalisée dans les meilleurs délais".