L’enquête sur l’incendie criminel survenu le 18 juillet 2024 dans le quartier des Moulins à Nice continue de progresser, deux ans après les faits.
Début juillet, les policiers du Service interdépartemental de la police judiciaire, agissant sur commission rogatoire d’un juge d’instruction, ont interpellé un homme né en 2001 et domicilié à Nice.
Selon le parquet de Nice, les investigations laissaient penser que le suspect avait joué un rôle d’intermédiaire dans la préparation de l’incendie, notamment concernant l’identification du lieu visé.
Un rôle reconnu, mais contesté
Lors de sa garde à vue, l’intéressé a reconnu une implication partielle dans les faits, tout en affirmant avoir agi sous la menace.
Déjà connu de la justice, il avait notamment été condamné pour des faits de violences avec arme. Il est également mis en examen dans une autre procédure portant sur des faits de vol en bande organisée et d’association de malfaiteurs.
À l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen pour destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort, destruction volontaire par incendie en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime.
Dans un premier temps, le juge des libertés et de la détention avait décidé de placer le suspect sous contrôle judiciaire malgré les réquisitions du parquet qui demandait son placement en détention provisoire. Le parquet de Nice a fait appel de cette décision. La chambre de l’instruction lui a finalement donné raison en ordonnant son placement en détention provisoire.
Avec cette nouvelle mise en examen, six personnes sont désormais mises en examen et écrouées en France dans ce dossier.
Deux autres suspects, localisés initialement en Algérie et en Guinée-Bissau, sont toujours recherchés à l’étranger et font l’objet de mandats d’arrêt internationaux.
Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, indique que les investigations se poursuivent "de manière intense" sous la direction du juge d’instruction, avec une possible clôture de l’information judiciaire dans les prochains mois.