Tout s'est joué en quelques minutes. Mardi, en fin d'entraînement à la salle Henri-Deglane, dans le Vieux-Nice, un jeune lutteur de 15 ans s'est soudainement effondré.
"C'était mardi, fin d'entraînement. D'un coup, il est tombé. Il a fait un arrêt cardiaque. Il est resté trois quatre minutes sans pouls", raconte Ali Toumi, entraîneur principal du Lutte Club de Nice, à Nice-Matin.
Face à l'urgence, les personnes présentes ont utilisé le défibrillateur installé dans la salle et appelé à plusieurs reprises pour trouver un médecin à proximité.
Un praticien, qui se trouvait en vacances et passait à proximité, est alors intervenu. "Avec tous les intervenants on l'a sorti. On a crié "Docteur, docteur, docteur !" Et là, comme dans un film, un passant, qui était médecin en vacances, s'est arrêté. Il a réussi à le réanimer !", poursuit Ali Toumi.
Conscient mais toujours intubé aux dernières nouvelles
Les policiers municipaux ont établi un périmètre autour de la salle avant l'intervention des pompiers et du Samu.
Dans les dernières informations disponibles, l'adolescent était conscient mais toujours intubé. "Il ouvre les yeux, il est intubé", indiquait son entraîneur. Aucun élément disponible ne permet en revanche d'établir la cause de cet arrêt cardiaque ni d'apporter davantage d'informations sur l'évolution de son état de santé.
Éric Ciotti a également réagi à l'intervention. "La réactivité de nos policiers municipaux et la présence d'un défibrillateur lui ont donné une chance supplémentaire", a déclaré le maire de Nice.
L'entraîneur du jeune sportif insiste lui aussi sur le rôle de cet équipement : "Merci aux sauveurs, mais surtout à la présence de défibrillateurs dans les salles, il en faudrait plus".