Selon un bilan communiqué par la préfecture, 40 personnes ont été interpellées ce mercredi, alors qu'une dizaine de lycées ont de nouveau été concernés par des blocages. Les autorités font état de nombreux incidents au cours de la journée. Quarante personnes, dont 20 mineurs, ont été interpellées et 32 placées en garde à vue. Les faits reprochés concernent notamment des usages de mortiers d’artifice, des jets de fusées et de fumigènes, des incendies volontaires, des dégradations, des outrages à agents et des violences.
Quatre policiers ont été blessés, notamment par des tirs de mortiers,. Cinq passants ont aussi été blessés. Parmi eux figurent un père et son enfant, après des jets de projectiles sur les vitres d’un bus de transports en commun. Une femme a également été prise en charge après avoir été molestée par un manifestant sur la voie publique.
Les sapeurs-pompiers ont été fortement sollicités : ils sont intervenus à 15 reprises pour des feux de poubelles, de détritus ou d’arbres et 13 fois pour des incendies de deux-roues.
D’après les services de l’État, tous les incidents n’auraient pas été directement provoqués par les lycéens mobilisés. La préfecture affirme que d’autres jeunes ont rejoint les rassemblements pour commettre des dégradations et affronter les forces de l’ordre. Certains étaient, selon elle, vêtus de noir, encapuchés et masqués.
Face à ces débordements, la préfecture annonce un renforcement du dispositif de sécurité pour la journée de jeudi. Des policiers supplémentaires seront positionnés aux abords des établissements concernés.
Le préfet a également décidé d’interdire, dans les communes concernées, la détention, le port, le transport et l’utilisation de produits explosifs, de matières combustibles ou corrosives, de pétards et de mortiers, ainsi que le port d’armes et d’objets susceptibles d’être utilisés comme telles.
"Quelles que soient les revendications, rien ne justifie la violence", déclare Jean-Marie Girier, préfet des Alpes-Maritimes, qui estime que les rassemblements devant les lycées ont "changé de visage". Il appelle également les parents à demander à leurs enfants de ne pas participer aux affrontements.