Cagnes-sur-Mer : les deux Renoir volés retrouvés derrière un faux mur

Cagnes-sur-Mer : les deux Renoir volés retrouvés derrière un faux mur

Dérobées le 8 septembre au musée Renoir, les deux toiles ont été retrouvées au domicile du principal suspect. Légèrement endommagées, elles ont été transférées à Marseille pour être examinées avant leur retour à Cagnes-sur-Mer.

Les tableaux Portrait de Madame Colonna Romano et Femme au puits, volés le 8 septembre au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer, étaient dissimulés dans la buanderie du domicile du principal suspect. Un faux mur, constitué de parpaings pleins et de placo, avait été monté pour les cacher.

Ces éléments ont été présentés lundi matin par Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille, lors d’une conférence de presse à Nanterre. Le principal suspect, un homme de 29 ans résidant dans le Var, a été mis en examen samedi.

Une expertise avant le retour au musée

Les deux œuvres ont subi des dommages qualifiés de légers par le procureur. Le cadre de Femme au puits a été dégradé, tandis que le Portrait de Madame Colonna Romano présente une déchirure.

Selon le ministère de la Culture, les toiles ont été transférées au Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine de Marseille. Elles doivent y être examinées avant de réintégrer leur musée.

Une housse abandonnée portant l’ADN du suspect

L’ADN du principal suspect a été retrouvé sur une housse laissée dans le jardin du musée. À proximité se trouvaient deux autres tableaux que les cambrioleurs n’avaient pas emportés dans leur fuite : le Portrait de Madame Stephen Pichon et Coco lisant.

La vidéosurveillance a permis de reconstituer une intrusion réalisée en moins de deux minutes, selon le parquet. Après avoir découpé le grillage du jardin, les auteurs avaient fracturé une fenêtre donnant sur la salle où se trouvaient les œuvres. L’un utilisait une scie sabre pour détacher les tableaux, pendant que l’autre les plaçait dans une housse.

L’alarme s’était déclenchée à 5 h 49 et la police municipale était arrivée à 5 h 53. Pour Nicolas Bessone, cette intervention rapide avait provoqué la panique des cambrioleurs, qui avaient abandonné deux des quatre œuvres. Le préjudice global annoncé s’élève à 4,2 millions d’euros.

Le procureur a également révélé que le principal suspect avait visité la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, le 3 octobre. Cette visite avait suivi une rencontre avec un autre individu connu des services de police, notamment pour des faits liés à des vols de tableaux et à des contrefaçons artistiques.

0 commentaire
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.
Les champs requis sont identifiés par une étoile *
Si vous avez un compte Nice Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.

Le compte Nice Mag est gratuit et facultatif. Il vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez enregistré.
Vous pouvez créer un compte gratuitement en cliquant ici.