Une semaine après les violences et pillages du 17 octobre, la nouvelle journée de mobilisation à Nice s’est déroulée sous un dispositif de sécurité particulièrement important.
Selon le communiqué diffusé par la Ville, 2 500 manifestants ont été recensés ce samedi. Les forces de l’ordre ont procédé à 63 interpellations, dont 56 ont donné lieu à un placement en garde à vue.
Trois personnes ont par ailleurs été légèrement blessées. La Ville indique qu’aucun commerce n’a été dégradé et qu’aucun dommage n’a été constaté sur les équipements publics.
Plus de 750 policiers et gendarmes mobilisés
Le dispositif réunissait 310 policiers municipaux, dont plusieurs agents venus volontairement alors qu’ils n’étaient pas initialement en service.
À leurs côtés, 450 policiers nationaux et gendarmes ont été déployés, avec le concours des CRS et du RAID.
En amont de la mobilisation, plusieurs mesures avaient également été prises par la municipalité. Le maire Éric Ciotti avait notamment instauré un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés de 21h à 6h dans plusieurs secteurs jusqu’au 26 octobre.
Des arrêtés municipaux interdisaient également la consommation d’alcool sur la voie publique, certains regroupements susceptibles de troubler l’ordre public, l’utilisation d’artifices et le transport de produits inflammables à l’occasion des manifestations.
"Je tiens également à saluer l’engagement exemplaire de l’ensemble des forces de l’ordre, policiers nationaux, policiers municipaux, gendarmes, CRS et RAID", a réagi Éric Ciotti, estimant que le dispositif avait permis d’éviter une répétition des violences du week-end précédent.
Des tensions avec des militants d’ultradroite en fin de journée
La journée n’a toutefois pas été totalement calme.
Selon le communiqué municipal, une centaine de militants d’ultradroite ont attaqué des manifestants en fin de journée aux abords de l’Hôtel des Postes et de la rue Alberti.
Ces affrontements ont entraîné 11 interpellations, précise la Ville.
Éric Ciotti a condamné "avec la plus grande fermeté les agressions commises aujourd’hui à Nice par des militants d’ultradroite contre les manifestants du cortège pacifique".
"Rien ne peut justifier de tels actes, et leurs auteurs devront en répondre devant la justice, comme les nervis d’extrême-gauche ! L’ordre doit régner dans la rue, pour assurer la sécurité de tous", a-t-il ajouté.
La mobilisation des forces de l’ordre devait se poursuivre dimanche, indique enfin la municipalité.