Les six hommes condamnés le 7 juillet dernier par le tribunal correctionnel de Nice seront rejugés en janvier. Lundi 26 octobre, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a renvoyé l’examen du dossier et ordonné leur placement sous contrôle judiciaire, rapporte Nice-Matin.
Cette décision s’accompagne de restrictions : interdiction de quitter les Alpes-Maritimes, d’entrer en contact entre eux et de sortir de leur domicile entre 19 heures et 8 heures. Pour l’un des prévenus, elle ne signifie cependant pas une sortie de prison : mis en examen dans d’autres affaires, il reste en détention provisoire.
Une procédure contestée par la défense
Au cœur de l’audience d’appel, les discussions ont porté sur les conditions dans lesquelles le dossier pouvait être jugé.
Avant le procès niçois, les avocats avaient demandé un supplément d’information afin que la procédure d’origine, ouverte à Grasse, soit versée au dossier. Le tribunal correctionnel, puis la cour d’appel avaient refusé cette demande. Selon Nice-Matin, la Cour de cassation a ensuite censuré la décision de la cour d’appel.
Les magistrats aixois ont donc renvoyé l’affaire. Me Paul Sollacaro, qui défend l’un des prévenus, explique au quotidien que la cour disposait de quatre mois pour juger : "Du coup, les magistrats ont dû siffler la fin de la partie."
Le fond du dossier doit désormais être examiné le 25 janvier 2027.
Deux cambriolages à Roquebrune-Cap-Martin
L’affaire concerne deux cambriolages à Roquebrune-Cap-Martin, une tentative à Nice-ouest et des repérages à Menton. Les investigations avaient été menées par le service interdépartemental de police judiciaire des Alpes-Maritimes.
Lors d’une conversation interceptée, l’un des protagonistes avait lancé : "On va faire le marathon des cambriolages."
Âgés de 25 à 46 ans, les six prévenus avaient tous des antécédents judiciaires, selon Nice-Matin. Lors du procès de juillet, le parquet avait requis de huit à douze ans de prison. Le tribunal avait prononcé des peines de cinq à huit ans. Tous avaient fait appel.