Le passé judiciaire de la suspecte se précise après l'agression survenue lundi matin dans une école maternelle de Nice.
Selon les informations de France Inter et franceinfo, la femme interpellée après avoir menacé une directrice et une enseignante avec une arme à feu avait notamment fait l'objet d'un suivi pour radicalisation islamiste.
Fichée S jusqu'en 2024, elle était également inscrite au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).
Toutefois, selon une source proche du dossier, ce suivi n'avait pas permis d'établir qu'elle était effectivement radicalisée.
Expulsée en 2019, revenue en France en 2023
La suspecte, âgée de 36 ans, a déclaré posséder les nationalités tunisienne et italienne.
Elle avait été expulsée vers la Tunisie en 2019, avant de revenir sur le territoire français quatre ans plus tard.
Selon les informations recueillies par France Inter, elle avait déjà été condamnée en 2019 et en 2023 pour des violences avec armes.
À son retour en France, elle avait également été mise en cause dans des affaires liées au passage clandestin de migrants à la frontière franco-italienne. Ces faits lui avaient valu une condamnation à quatre mois de prison avec sursis en 2023.
Malgré une OQTF toujours en vigueur, elle n'avait pas été de nouveau expulsée, notamment en raison de la présence de son enfant né en France, dont la garde lui avait été confiée après des violences conjugales commises par le père.
Une directrice menacée avec un pistolet et un couteau
Lundi 2 novembre, vers 9h, cette mère de deux enfants scolarisés dans l'établissement s'était présentée à l'accueil d'une école maternelle située près du centre de Nice.
Elle avait demandé à rencontrer la directrice en urgence, avant de l'accuser de faits d'agressions sexuelles dont l'un de ses enfants aurait été victime.
Selon le procureur de Nice, Damien Martinelli, la femme aurait alors pointé une arme à feu vers la directrice, avant de la gifler et de lui tirer les cheveux.
Elle aurait ensuite actionné la détente de son arme en direction de la responsable, sans qu'aucun coup ne parte, affirmant ne disposer que de deux balles.
La suspecte aurait également frappé la directrice au visage avec son arme, puis placé un couteau contre sa joue.
La confrontation aurait duré environ une heure.
En quittant le bureau, la mère de famille aurait également giflé une enseignante et pointé son arme dans sa direction.
Une enquête pour tentative de meurtre
Interpellée peu après à son domicile, la suspecte a été placée en garde à vue.
L'enquête, confiée à la police judiciaire de Nice, a notamment été ouverte pour tentative de meurtre sur une personne chargée d'une mission de service public.
Les investigations devront permettre de préciser les circonstances et les motivations de cette violente agression. À ce stade, aucun lien n'est établi dans les informations communiquées entre les faits reprochés et les anciens signalements pour radicalisation.