Le 5 février en début de soirée, une adolescente de 18 ans descend d’un bus et traverse au niveau du chemin des Capuçins, à Grasse. Une voiture la heurte violemment. Le choc est brutal : traumatisme au visage, plusieurs dents arrachées, quinze jours d’ITT. Le conducteur, lui, poursuit sa route.
La victime, présente à l’audience malgré les séquelles physiques et le choc, devra subir de longues années de soins pour reconstruire sa mâchoire. L’enquête progresse rapidement grâce à un témoin qui relève la plaque d’immatriculation. Deux jours plus tard, le suspect est interpellé à son domicile d’Antibes. Le quarantenaire, au volant ce soir-là d’une Citroën décrite comme très dégradée, notamment au niveau du système de freinage.
Au tribunal de Grasse, le prévenu soutient ne pas avoir aperçu la victime, malgré des éléments troublants comme l’absence de freinage et les mauvaises conditions météo. Son comportement durant l’enquête, jugé peu coopératif et sans empathie, a aussi pesé contre lui.
Déjà condamné à dix reprises, notamment pour des infractions routières liées à l’alcool et aux stupéfiants, il est présenté comme un conducteur dangereux. Le tribunal retient la gravité des faits et son passé judiciaire chargé. La peine tombe : trois ans d’emprisonnement avec maintien en détention. Il devra également indemniser la victime pour les préjudices subis.