David Lisnard n'entend pas endosser la responsabilité du retard qui lui a été reproché sur BFMTV. Interrogé par Nice-Matin jeudi, en marge du congrès des maires des Alpes-Maritimes à Mandelieu-la-Napoule, l'élu cannois est revenu sur son échange avec Apolline de Malherbe, largement relayé sur les réseaux sociaux.
Lors de son passage dans la matinale de BFMTV et RMC, la journaliste avait souligné que l'entretien avait débuté avec du retard. Elle avait également rappelé un précédent épisode similaire, survenu quelques années auparavant, avant de lancer au maire de Cannes : "Est-ce qu'il ne faut pas être du matin pour présider la France ?"
Une remarque à laquelle le président de l'Association des maires de France estime ne pas avoir suffisamment répondu sur le moment.
David Lisnard critique le fonctionnement des médias parisiens
"J'étais sur le plateau à 8h30. Il faut qu'elle se coordonne avec son équipe, que les choses soient claires", a répliqué David Lisnard.
L'élu explique qu'il était alors au téléphone avec la police municipale pour suivre la situation aux abords des lycées, dans le contexte de la mobilisation lycéenne.
"Je n'aurais même pas dû accepter qu'on me fasse ce reproche alors que j'y étais", ajoute-t-il, tout en relativisant la polémique : "Mais ce n'est pas grave, on s'en fout."
David Lisnard a ensuite élargi sa réponse au fonctionnement du monde médiatique et politique parisien, qu'il juge trop formaté.
Le maire de Cannes souligne notamment qu'il se rend seul sur les plateaux de télévision, sans escorte, ce qui peut selon lui provoquer certaines difficultés.
Il revendique également son parcours politique atypique, estimant que sa force réside précisément dans le fait de ne pas appartenir au "système parisianiste", de ne pas avoir fait l'ENA et de ne jamais avoir été ministre.