La violente agression survenue lundi 2 novembre à l'école maternelle Clément-Roassal continue de provoquer des réactions à Nice.
Ce mercredi, Éric Ciotti s'est de nouveau rendu dans l'établissement pour rencontrer les personnels et échanger avec les parents d'élèves.
Le maire de Nice a salué le courage des deux enseignantes agressées, qui ont repris leur travail auprès des enfants malgré les événements.
Il a surtout annoncé une série de mesures destinées à renforcer la sécurité dans les écoles de la commune.
Onze agents supplémentaires et un nouveau bouton d'alerte
Première décision : la mobilisation immédiate de 11 agents de surveillance de la voie publique (ASVP) et policiers municipaux supplémentaires.
Ces effectifs doivent renforcer la surveillance aux abords des établissements scolaires, particulièrement lors des entrées et sorties des élèves.
Autre nouveauté annoncée : le remplacement du système d'alerte actuellement utilisé dans les écoles niçoises.
Fonctionnant sur le réseau 2G, celui-ci doit être remplacé d'ici le 15 novembre par un dispositif accessible sur smartphone et utilisant la 4G.
Dans chaque établissement, trois personnes pourront déclencher l'alerte : le directeur, le gardien et l'économe.
Éric Ciotti prévoit également un audit de sécurité de l'ensemble des établissements scolaires niçois, afin d'identifier d'éventuelles améliorations.
Éric Ciotti s'en prend au gouvernement
Au-delà de ces mesures municipales, le maire de Nice dénonce la gestion du dossier par les autorités nationales.
La femme de 36 ans soupçonnée d'avoir agressé les deux enseignantes était déjà connue de la justice, notamment pour des condamnations liées à des violences avec arme.
Elle avait également fait l'objet d'un fichage S et d'un suivi pour des soupçons de radicalisation islamiste jusqu'en 2024, sans que ce suivi ait permis d'établir une radicalisation effective.
La suspecte était par ailleurs visée par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Selon le communiqué municipal, le ministre de l'Intérieur a confirmé au député Bernard Chaix qu'elle se trouvait en situation irrégulière.
"Cette affaire illustre une nouvelle fois la faillite du gouvernement macroniste", accuse Éric Ciotti.
L'élu demande notamment que les ressortissants étrangers fichés pour radicalisation et présentant une menace pour la sécurité fassent systématiquement l'objet d'une procédure d'expulsion.
Il réclame également une meilleure exécution des OQTF.
Une enquête pour tentative de meurtre
Pour rappel, lundi matin, une mère de deux enfants scolarisés à l'école Clément-Roassal aurait menacé la directrice avec une arme de poing, avant de la frapper à plusieurs reprises.
Une autre enseignante aurait également été agressée.
Une enquête a été ouverte, notamment pour tentative de meurtre sur une personne chargée d'une mission de service public.
Éric Ciotti assure vouloir faire de la protection des élèves et des personnels éducatifs une priorité de son action municipale, tout en demandant au gouvernement de prendre ses responsabilités.