C’est un revers majeur pour Nice dans le dossier des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030.
Réuni ce vendredi avec les représentants du Comité international olympique (CIO), le bureau exécutif du COJOP Alpes 2030 a constaté l’échec des scénarios étudiés avec la nouvelle municipalité niçoise pour maintenir un pôle glace sur la Côte d’Azur.
En cause : la décision du nouveau maire de Nice Eric Ciotti de renoncer à accueillir les compétitions de hockey sur glace à l’Allianz Riviera, un choix qui bouleverse profondément l’organisation imaginée jusqu’ici.
Selon le comité d’organisation, plusieurs pistes ont été étudiées ces dernières semaines afin de préserver le rôle de Nice dans le dispositif olympique.
Mais les solutions alternatives envisagées ont finalement été jugées "insatisfaisantes", tant sur le plan sportif qu’organisationnel.
Le CIO et les fédérations internationales ont parallèlement insisté sur le maintien d’un "pôle glace unifié", poussant les organisateurs à rechercher un territoire capable d’accueillir l’ensemble des disciplines de glace, à l’exception du patinage de vitesse.
Lyon désormais favorite
À l’issue des échanges menés ce vendredi, une option semble désormais se détacher : la métropole de Lyon plutôt que Paris.
Le COJOP estime qu’elle apparaît aujourd’hui comme la solution la plus adaptée, notamment pour répondre aux impératifs sportifs, logistiques et budgétaires du projet.
Cette hypothèse reste toutefois encore soumise à des expertises techniques et financières, avant toute validation définitive.
Cette réorganisation marque un tournant important pour le projet Alpes 2030.
Le concept initial reposait sur un équilibre territorial entre les Alpes et la Méditerranée, avec l’ambition de laisser un héritage durable pour les sports de glace à Nice.
Dans son communiqué, le COJOP reconnaît "regretter profondément" cette évolution. Le mouvement sportif exprime également sa frustration face à la probable disparition d’un équipement pérenne issu des Jeux pour les sports de glace niçois.
Malgré ce bouleversement, le calendrier reste inchangé.
Le comité d’organisation prévoit une validation finale du nouveau schéma d’ici la fin du mois de juin, en concertation avec le CIO, le Comité international paralympique (IPC) et les fédérations internationales concernées.
Pour Nice, le dossier prend ainsi un tournant sensible, à la fois sportif et politique, autour d’un projet olympique déjà profondément remanié depuis l’alternance municipale.